Quelle est notre magnificence ?
Nous dominons le vivant par notre savoir.
Nous l’observons, l’analysons, nous nous en inspirons pour soigner, créer, inventer.
Mais avons-nous appris à le rencontrer ?
Chaque espèce, animale ou végétale, participe à un équilibre délicat.
Et pourtant, l’humain est devenu celui qui le fragilise le plus.
En un demi-siècle, les populations mondiales de vertébrés sauvages ont chuté de plus de 60 % selon le WWF.
L’IPBES alerte sur une érosion massive de la biodiversité.
Nous défaisons en quelques décennies ce que la Terre a mis des milliards d’années à tisser.
« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » — François Rabelais
Le savoir seul ne suffit pas.
Ressentir, créer le lien.
Le vivant ne se comprend pas uniquement par l’analyse,
mais par l’attention qu’on lui porte,
par l’expérience singulière que nous avons avec la nature.
Par le silence partagé avec un arbre, une fleur, un animal…
Par la lumière qui traverse une feuille,
la rosée du matin,
la brume qui envahit nos campagnes.
Nous observons.
Puis nous reproduisons.
Puis nous industrialisons.
De l’élevage de la mouche au nourrissage des saumons confinés,
le vivant devient une chaîne de rendement.
Pouvons-nous réapprendre à ressentir
sans vouloir posséder ?