Redevenons élèves du vivant.
Nous dominons le vivant par notre savoir.
Nous nous inspirons du vivant, pour soigner, créer de nouvelles technologies; notre évolution s’inspire d’eux.
Mais savons-nous vraiment l’écouter ? …Le ressentir ?
Chaque espèce animale, a un rôle à jouer.
Et pourtant, l’humain est le seul à rompre l’équilibre.
En un demi-siècle, nous avons fait disparaître plus de 60 % des animaux sauvages et près de 80 % des végétaux.
Nous défaisons, en quelques décennies, ce que la Terre a mis des milliards d’années à tisser.
Rabelais écrivait : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. »
Le savoir seul ne suffit pas.
Le vivant se comprend par l’expérience, la sensation, l’attention donnée dans l’observation.
Soyons élèves du vivant !
Arrêtons de disséquer et d’exploiter pour imiter ou tirer profit de la nature.
Sans lui laisser sa place. Ce que nous lui faisons subir, un jour, nous le ferons subir à d’autres humains.
De la mouche, qui tient à l’envers, élevée en laboratoire pour ses potentiels d’adhérence et donnée en nourriture aux saumons d’élevage, à l’araignée pour son fil de soie hyper-résistant, jusqu’aux plantes médicinales : nous avons autour de nous de formidables espèces inspirantes .
La méduse peut vivre jusqu’à 200 ans. L’étoile de mer se régénère.
Et nous, quelle est notre magnificence ?
L’intelligence ne se mesure pas au contrôle, à la force ou à l’exploitation.
Pour moi, elle se mesure à la capacité de résister, de s’adapter, de se maintenir en vie; sans nuire à son environnement.
Malgré notre pouvoir, nous restons l’une des espèces les plus fragiles.
La seule qui, une fois morte, ne se régénère pas !