🐝 Frelon asiatique : agir avec discernement
Le frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax) se distingue du frelon européen principalement
par l’extrémité jaune de ses pattes et une bande orangée sur l’abdomen.
Désormais les frelons européens imitent le frelon asiatique
Ils auraient intégré ces techniques de chasse, les reproduisant.
Les abeilles subissent ainsi un double danger.
Le frelon asiatique est classé « danger sanitaire de 2ᵉ catégorie » pour l’abeille domestique.
Il est aujourd’hui impossible de l’éradiquer l l’invasion est trop importante.
Contrairement à une abeille il peut piquer plusieurs fois ce qui le rend plus dangereux !
Ces prédateurs qui s’attaquent aux frelons et non aux larves :
-La bondrée apivore qui ne craint pas de plonger droit sur les nids
des frelons asiatiques pour s’en nourrir, comme son nom l’indique
l’apivore se nourrit aussi des abeilles
chaque couple pourrait en effet éliminer entre 15 et 61 colonies de
frelons sur une période de reproduction.
-les guêpiers d’Europe Cet oiseau coloré et d’aspect unique est
surtout réputé pour se nourrir de guêpes et d’abeilles. Bien que ces
insectes constituent l’essentiel de son alimentation, le guêpier
d’Europe peut aussi se tourner vers les frelons asiatiques, en
particulier les jeunes spécimens. Sa technique est simple : il attrape
sa proie, la frappe sur une surface pour retirer son dard, et la
consomme ensuite. Toutefois, bien que ce comportement puisse
contribuer à la réduction locale de quelques individus, il ne permet
pas de contrôler efficacement l’ensemble des populations de
frelons.Le Guêpier d'Europe est un nicheur et un migrateur rare.
L'espèce est considérée comme en danger critique d'extinction en
Île-de-France
-la poule noire de Janzé
-La mouche parasitoïde: autre curiosité de la nature, la mouche Conops vesicularis, dite
“mouche tueuse de frelons”, pond ses œufs dans l’abdomen des frelons adultes. Une fois
écloses, les larves se développent… jusqu’à tuer leur hôte de l’intérieur. Un scénario digne d’un
film de science-fiction !
Mais attention : cette mouche est rare, et elle peut aussi s’en prendre aux abeilles. Son rôle reste
donc très marginal dans la régulation des frelons.
-La pie grièche écorcheurune autre migratrice capable d’attraper des
insectes en vol, y compris des frelons asiatiques. Elle est connue pour
empaler ses proies sur des épines ou des barbelés, façon garde-manger en
plein air. Là encore, sa rareté et sa présence estivale limitent son impact sur
les colonies de frelons.Cependant, certaines actions simples permettent de limiter sa prolifération tout en respectant la
faune locale.
🎯 Piéger avec discernement
Au printemps (février à mai), les reines sortent d’hibernation pour fonder un nid : c’est la
période où le piégeage peut être le plus utile, à condition qu’il soit sélectif et suivi
régulièrement.
En automne (août à mi-novembre), reines quittent le nid pour hiverner : le piégeage à cette
période aide à limiter la génération suivante.
En piégeant une reine fondatrice, on réduit le risque de colonisation (soit environ 1000 frelons
par nid), tout en laissant la place à d’autres reines et en respectant l’équilibre naturel des
colonies.
⚠ Important : aucun piège n’est réellement sélectif. D’où l’importance de surveiller les pièges
et de libérer les insectes non ciblés (guêpes, papillons, syrphes, etc.).
Les appâts empoisonnés sont à proscrire, car ils nuisent aux autres insectes et à la faune.
👉 Le piégeage raisonné et sélectif reste donc la meilleure approche :
•À pratiquer au printemps (reines fondatrices) et d’août à mi-novembre
•Si vous disposez de nichoirs, placez des pièges à proximité : ils sont souvent envahis par les
frelons, qui tuent leurs habitants
🌿Cycle naturel
Chaque automne, la colonie disparaît naturellement : seules les reines survivent pour hiverner.
Le nid meurt en hiver et n’est plus actif au printemps suivant.
Certaines abeilles apprennent à se défendre collectivement : elles encerclent le frelon et battent
des ailes, faisant monter la température jusqu’à l’étouffer — une technique naturelle, mais
extrêmement éprouvante pour elles.Les mésanges, pics-épeiches et pies se nourrissent des larves en hiver, détruisent le nid inactif et
participent ainsi à la régulation naturelle.
La nature retrouve peu à peu son équilibre.
⚠ Les bons gestes pour prévenir
•Retourner, aérer ou déplacer les tas de bois avant l’hiver pour éviter que les
reines ne s’y installent.
•Fermer les composteurs ouverts.
•Nettoyer et aérer cabanons et abris.
•Boucher les fissures dans les murs et clôtures.
•Ramasser les fruits tombés au sol.
⚠ Les nids de frelons asiatiques se cachent partout:
• sous terre,
• dans les haies,
• dans les abris de jardins,
• dans les greniers,
• sous les tuiles,
• autour des cheminées,
• dans les tas de bois,
• en haut des arbres…
✅ En résumé
• Ne pas détruire un nid vide en hiver : il constitue une source de nourriture pour la faune
environnante. Les nids non traités sont plus consommés que les nids traités, car ces derniers
contiennent des résidus de biocide qui les rendent moins attractifs et toxiques.
• Prévenir, observer et piéger au bon moment reste la stratégie la plus efficace.
• Tas de bois aérés et compost fermé = prévention simple et naturelle.
• Respecter la biodiversité permet à la nature de réguler l’espèce.
• Retirer les restes d’un nid traité avec un biocide pour éviter toute contamination collatérale.
• Le piégeage seul n’est pas efficace car capture aussi d’autres insectes utiles.
• Même un piège « sélectif » peut accidentellement nuire à d’autres insectes.
• Les biocides comme la perméthrine ou le SO₂sont toxiques pour la faune et peuvent
présenter un risque pour l’humain en cas d’exposition.
• Les solutions alternatives sont recherchées par apiculteurs, défenseurs de l’environnement et
collectivités pour limiter la prolifération du frelon asiatique de manière plus sûre et respectueuse de la biodiversité.
🔬 Des pistes pour l’avenir
Les recherches se poursuivent pour limiter la prolifération du frelon asiatique :
• Barrières olfactives autour des ruchers.
• Pièges à phéromones, développés par des chercheurs franco-chinois, pour capturer les mâles.
• Renforcement de la résilience naturelle des abeilles.
• Un dispositif de puçage mis au point par une équipe du Centre d’études et techniques
apicoles de Loire-Atlantique pour localiser les nids de frelons.
• Un dispositif à vapeur testé par l’association Pollinis dans plusieurs parcs des Hauts-de-Seine,
notamment dans le parc de Sceaux ;Pollinis cible principalement les reines fondatrices, au moment opportun.
•Le respect des prédateurs naturels (mésanges, guêpiers, pics‑épeiches) et des
mécanismes de régulation naturelle des populations.
•L’entretien du milieu : tas de bois aérés, compost fermé, observation attentive des nids.
•L’évitement des biocides, comme la perméthrine ou le SO₂, toxiques pour la faune et potentiellement pour l’humain.
Cette démarche permet à la nature de réguler elle-même l’espèce, limitant les impacts collatéraux sur la faune et la flore locales.
🔗 Liens utiles
•UNAF – Union nationale de l’apiculture française pétition :
https://www.unaf-apiculture.info/petition-frelon-asiatique-unaf/
•Ornetin – Pièges sélectifs : https://ornetin.com/fr?
• https://www.pollinis.org/publications/la-lutte-contre-le-frelon-asiatique-des-solutions-qui-
•https://www.helloasso.com/associations/ceta44
•https://www.pollinis.org/publications/projet-anti-frelon-asiatique-collectivite-cherche-solution-