petit mais très polluant
On croit qu’un mégot est trop petit pour compter.
Alors on le jette, sans s’en soucier.
Pourtant, un mégot peut mettre plus de dix ans à se dégrader et provoquer des feux dévastateurs.
Le filtre de cigarette contient des substances toxiques qui en font un véritable poison pour la faune et les écosystèmes.
Composé de viscose (acétate de cellulose), il se comporte comme un déchet plastique, c’est-à-dire non biodégradable.
Le filtre ne disparaît pas ! Il se fragmente sous l’effet des rayons du soleil, se dégradant par altération et dispersion de sa matière en particules de plastique de plus en plus petites : en microplastiques, puis en nanoparticules qui se déversent jusque dans nos océans.
Les mégots figurent parmi les déchets les plus retrouvés dans les mers et sur les plages. Un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau.
On en retrouve jusque dans les nids d’oiseaux…
En Suède, une startup appelée Corvid Cleaning a créé une machine qui récompense les corbeaux avec des cacahuètes lorsqu’ils rapportent un mégot. Des corbeaux dressés pour nettoyer les villes, plutôt que de responsabiliser les fumeurs.
Cette startup a inspiré l’entreprise marseillaise Birds for Change, qui leur apprend à ramasser des canettes, du plastique et, des mégots de cigarettes.
Certaines organisations environnementales proposent également d’aller plus loin, en demandant l’interdiction des filtres de cigarettes, afin de supprimer à la source l’un des déchets plastiques les plus répandus.
Un mégot doit finir dans un cendrier. Et cela est de la responsabilité du fumeur, pas des animaux !
Pensez-y avant de le jeter.